Difficulté d'écriture ou trouble : par quoi faut-il commencer?

Avant d'engager votre enfant dans une succession de bilans, il est utile de se demander si ses difficultés d'écriture relèvent d'un trouble ou simplement d'un apprentissage qui a besoin d'être repris ou consolidé.

Son écriture est lente, les devoirs prennent un temps considérable, les cahiers sont peu lisibles ou il se plaint lorsqu'il écrit?

Bien souvent, la première réaction est de chercher un diagnostic et de multiplier les rendez-vous : orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, neuropsychologue, neuropédiatre...

Pourtant, une question mérite d'être posée avant tout cela :

Et si cette difficulté n'était pas un trouble ?

Difficulté scolaire ou trouble : ce n'est pas la même chose

Une difficulté scolaire est un obstacle rencontré dans un apprentissage.

Elle peut avoir de nombreuses causes :

  • un enseignement interrompu ou perturbé ;

  • un manque d'entraînement ;

  • un matériel inadapté ;

  • une méthode qui ne convient pas à l'enfant ;

  • un apprentissage trop précoce

  • un manque de confiance en soi ;

  • de la fatigue ou du stress.

Ces difficultés d’apprentissage peuvent être importantes et avoir un véritable impact sur la scolarité sans pour autant révéler un trouble neurodéveloppemental. En effet, elles sont considérées comme circonstancielles ce qui signifie qu’elles peuvent être corrigées avec des interventions adaptées.

À l'inverse, un trouble persiste malgré un enseignement adapté, des aménagements pertinents et des interventions pédagogiques ciblées. Il est d’origine neurodéveloppemental et nécessite généralement des mesures compensatoires.

Autrement dit :

Un trouble peut provoquer des difficultés, mais toutes les difficultés ne sont pas causées par un trouble.

L'exemple de l'écriture

Prenons le cas d'un enfant qui écrit lentement.

Avant de conclure que cette lenteur est liée à un trouble, il est utile de se demander si elle n’est pas la conséquence:

  • d'une tenue de crayon peu efficace ;

  • d'une posture inadaptée ;

  • d'une mauvaise gestion des mouvements d'écriture ;

  • d'automatismes insuffisamment installés ;

  • d'un manque de pratique ;

  • d'une perte de confiance.

Dans ces situations, l'enfant n'a pas nécessairement besoin d'un diagnostic médical en première intention.

Il a surtout besoin qu'on lui enseigne autrement ce qui lui pose problème.

Comme pour le vélo ou la natation, certaines compétences s'apprennent, se réapprennent et s'entraînent.

Pourquoi commencer par une remédiation pédagogique ?

La remédiation pédagogique menée en Graphoéducation® consiste à intervenir directement sur les apprentissages.

L'objectif n'est pas de poser un diagnostic mais de rechercher ce qui peut être amélioré concrètement.

Cela peut concerner :

  • la posture ;

  • la tenue du crayon;

  • l'installation du cahier ;

  • le geste graphique ;

  • la forme des lettres ;

  • les ruptures dans le tracé ;

  • l'organisation motrice ;

  • les habitudes de travail.

Cette approche pédagogique présente plusieurs avantages:

  • Elle est souvent plus rapide

Lorsque la difficulté est principalement pédagogique, quelques ajustements ciblés peuvent produire des progrès significatifs.

  • Elle évite des démarches parfois longues

Les délais pour certains bilans peuvent atteindre plusieurs mois, voire davantage selon les territoires.

Pendant ce temps, l'enfant continue à rencontrer les mêmes difficultés.

  • Elle permet d'observer l'évolution

Si les difficultés diminuent grâce à une remédiation adaptée, cela apporte déjà une information précieuse.

Si elles persistent malgré un accompagnement sérieux, alors l'hypothèse d'un trouble mérite davantage d'être explorée.

Les bilans restent parfois nécessaires

Attention : il ne s'agit pas d'opposer pédagogie et santé !

Les professionnels du paramédical et du médical jouent un rôle essentiel lorsqu'un trouble est suspecté.

Certaines situations nécessitent clairement une évaluation spécialisée :

  • difficultés très sévères ;

  • retard important malgré les aides mises en place ;

  • suspicion de trouble neurodéveloppemental ;

  • difficultés présentes dans plusieurs domaines des apprentissages ;

  • souffrance importante de l'enfant.

L'objectif n'est donc pas d'éviter les bilans à tout prix.

L'objectif est de s'assurer que l'on n'engage pas un enfant et ses parents dans un parcours diagnostique lourd alors qu'une intervention pédagogique pourrait déjà résoudre tout ou partie du problème.

La Graphoéducation: une approche progressive et rassurante

Face à une difficulté d'écriture, il peut être utile de se poser trois questions :

  1. Les bases de l'écriture ont-elles été correctement installées ?

  2. Des ajustements pédagogiques ont-ils déjà été tentés ?

  3. Les difficultés persistent-elles malgré ces adaptations ?

Lorsque la réponse à la troisième question est oui, une évaluation complémentaire peut alors prendre tout son sens.

Mais lorsqu'aucune remédiation n'a encore été proposée, commencer par agir sur les apprentissages est souvent une démarche simple, pragmatique et rassurante pour l'enfant comme pour sa famille.

C’est ce que je vous propose de faire dans mon cabinet de Graphoéducation® de Quimper.

En conclusion

Aujourd'hui, on s'inquiète rapidement à l'idée d'un trouble dès qu'un enfant rencontre une difficulté scolaire.

Pourtant, apprendre n'est pas toujours un parcours linéaire. Il est normal de rencontrer parfois des obstacles.

Avant de rechercher une explication médicale ou neurodéveloppementale, il est souvent pertinent de vérifier si l'enfant dispose de tous les outils nécessaires pour réussir.

Dans de nombreux cas, une difficulté d'écriture n'est pas le signe d'un trouble, mais celui d'un apprentissage qui a besoin d'être consolidé, ajusté ou ré-enseigné.

Et lorsque c'est le cas, la Graphoéducation® constitue souvent la première étape la plus simple, la plus logique et la plus bénéfique pour l'enfant.

  • Non. Une écriture peu lisible, lente ou douloureuse peut avoir de nombreuses causes : posture inadaptée, tenue de crayon inefficace, manque d'automatisation du geste ou perte de confiance. Une difficulté d'écriture n'est pas nécessairement le signe d'un trouble neurodéveloppemental.

  • Pas systématiquement.

    Avant d'engager un parcours de bilans, il peut être utile de vérifier si des ajustements pédagogiques ou un accompagnement spécifique de l'écriture permettent d'améliorer la situation. Si les difficultés persistent malgré ces adaptations, une évaluation complémentaire peut alors être envisagée.

  • La remédiation pédagogique vise à agir directement sur les apprentissages et les stratégies d'écriture. Si les progrès sont rapides après la mise en place d'aides adaptées, cela suggère souvent que la difficulté n'est pas liée à un trouble. En revanche, si les difficultés persistent malgré un accompagnement de qualité, un bilan spécialisé peut être pertinent pour mieux comprendre les besoins de l'enfant.

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